mars 1983 | leçons de la guerre des Malouines

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La guerre des Malouines, qui opposa Argentins et Britanniques entre avril et juin 1982, eut des répercussions inattendues jusqu’au niveau du 106. «En effet, en mars 1983, nos amis britanniques de la BAOR (1), basés à Rheindahlen (près de Mönchengladbach), invitèrent leurs homologues allemands et quatre officiers du 4 Bataillon Logistique à participer à une journée d’information sur ‘The Falklands War’. Ils expliquèrent les tenants et aboutissants de cette guerre, pourquoi ils répliquèrent (‘en raison du droit international, qui commande de ne pas laisser impunie une agression par une dictature, du droit à la légitime défense et des droits de l’homme’), et comment ils en chassèrent les Argentins », raconte Eric de Séjournet.

 

« Afin d’acheminer rapidement des troupes au bout du monde, les Britanniques avaient mis en place une incroyable opération logistique intégrée, mobilisant quasi toutes leurs forces. Ils avaient même réquisitionné des navires étrangers, du moment qu’ils battaient pavillon britannique ... ‘In the name of the Queen’. Ce qui m’avait frappé, c’est que pendant toute la traversée de l’Atlantique Nord vers l’Atlantique Sud, ces militaires anglais, pourtant professionnels et aguerris, insistèrent spontanément (en anglais ‘they beg spontaneously’) pour plus de cours et d’exercices de tir.

 

Puis, quand vint le moment de débarquer sur les Falklands, il s’avèra que le soldat britannique était confiant et rassuré, sachant notamment que dans son armée, un soldat sur deux avait suivi des cours de premiers soins. Il savait donc que son ‘ailier’ gauche ou droit saurait comment agir au cas où il serait blessé».

 

«Mais quelle fut l’implication pour mon unité ? A l’époque, l’armée belge exigeait qu’un soldat sur dix soit formé dans le domaine de l’assistance médicale. De retour au 106, mon compte-rendu au personnel marqua les esprits, qui plus est, nous voulions faire mieux que la norme. Avec l’aide du Commandement Médical de Spich (C Med), plusieurs militaires s’inscrivirent rapidement à l’Ecole Royale du Service Médical à Gand (ERSM) et y obtinrent leur brevet de secouriste. ‘Lessons learned’».


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(1) BAOR : British Army of the Rhine

 

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